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"Les hommes, auteurs et victimes de violences" le vendredi 6 décembre à 14 h dans le cadre des séminaires "Le Genre à l’Ouest"

Publié le lundi 4 novembre 2019, par Arlette Gautier, UBO

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Pôle numérique de l’UBO

Le genre à l’Ouest Cycle de séminaires en Bretagne sur le genre Organisé avec l’aide de l’Institut Brestois des Sciences Humaines et Sociales de l’UBO et du LABERS

"Les hommes, auteurs et victimes de violences" le Vendredi 6 décembre 2019, de 14 à 17 heures
Pôles numériques, Salles de téléprésence immersive n°1
Universités de Bretagne Occidentale (6 rue du Bouguen, campus du Bouguen à Brest, RDC ) et de Rennes 2 (campus de Villejean),
Présidente de séance : Arlette Gautier (Univ Brest, LABERS)

Aurélianne Couppey (EHESS), Enquête auprès d’une association d’aide aux hommes victimes de violences conjugales. L’apparente contradiction entre les normes de masculinité et le fait de déclarer être victime de violence conjugale interroge ; il s’agit alors de se demander comment des hommes qui dénoncent des violences au sein du couple en viennent à se saisir de l’étiquette victimaire, et de quelles manières ils essaient d’être reconnus en tant que victimes. Mais plus que cela, il faut questionner la présence du stigmate perçu -celui d’être une victime en apparence peu croyable- et son rôle dans le discours et la prise en charge proposée par les structures qui accueillent ces hommes."

Pierre-Guillaume Prigent (Univ Brest, LABERS), Les stratégies des pères violents dans le cadre de séparations parentales.Des études internationales montrent que les violences conjugales ne s’arrêtent pas à la séparation. A partir d’entretiens réalisés avec des femmes qui se sont séparées d’un ex-conjoint violent avec qui elles ont eu des enfants, nous analysons la stratégie adoptée par les pères violents avant, pendant et après la séparation, et les réponses institutionnelles trop souvent inadaptées face à cette stratégie.

Gwenola Sueur (master études sur le genre Angers-Brest-Le Mans-Nantes-Rennes), Aliénation parentale et violence conjugale.
En France, le concept d’aliénation parentale est apparu à la fin des années 1990. D’abord défendu par des psychologues, puis propagé par des groupes de défense des droits des pères, ce concept a été mentionné dans les débats politiques et médiatiques sur la séparation et la résidence des enfants. Après que l’aliénation parentale ait été critiquée pour son manque de fondements scientifiques et les risques liés à son utilisation dans les tribunaux de la famille, le ministère français de la Justice a décidé d’informer les magistrats concernant les problèmes posés par l’utilisation de ce concept. L’analyse de notre corpus d’entretiens qualitatifs réalisés auprès de 13 mères indique que l’aliénation parentale était mentionnée dans un contexte de violence conjugale.