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Monique Argoualc’h - Administratrice au CIDFF

Publié le mercredi 24 mars 2010

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Monique est brestoise, enseignante dans une classe relais. Les biens communs, le faire ensemble, les croisements des savoirs et des savoir faire, sont ses vecteurs.

Peux tu présenter le CIDF et ton rôle dans l’association ?

Je suis administratrice au Centre d’Information des femmes et des familles du finistère (CIDFF). Le CIDFF du FInistère fait partie d’un réseau national qui compte 114 centres locaux ; Les CIDFF sont agréés par l’Etat pour exercer une mission d’intérêt général. Cette mission d’intérêt général vise l’information des femmes et du public en général dans tous les champs du droit et de la promotion de l’autonomie personnelle, sociale et professionnelle des femmes. Les CIDFF affirment que le principe d’égalité des droits et de traitement entre hommes et femmes, est une composante essentielle de toute société démocratique fondée sur des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Le site du Centre National d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles

Depuis quand es tu investie dans le CIDFF ?

Je suis entrée au conseil d’administration du CIDFF il y a une petite quinzaine d’années. J’ai connu cette association par Claude Hallégot-Le Stumm qui à cette époque-là était déléguée départementale aux droits des femmes et Annie Guilberteau qui était directrice du CIDF à Brest et qui actuellement est directrice nationale du réseau des CIDFF. Connaître ses droits, accéder aux savoirs sont pour moi des démarches, des processus amenant la personne à l’autonomie, à la liberté de penser par soi même.

Le CIDF vient de fêter ses 25 ans, quel bilan tirez vous de cette longue expérience ? L’association sera t elle amenée à disparaître un jour ou au contraire à se développer encore plus ?

Le CIDFF du Finistère vient de fêter ses 25 ans. En 2007 le centre a accueilli 4549 personnes (sans compter les actions de sensibilisation menées dans des collèges, des collectivités ....). Avec les lois visant l’égalité entre les femmes et les hommes qui ont été votées, on aurait pu imaginer et souhaiter la disparition des CIDFF, mais la fréquentation du centre, montre que le CIDFF a encore un rôle à jouer. En France, des avancées dans le domaine de l’égalité sont effectives, et je pense que nous devons le souligner ne serait ce que pour les femmes qui dans certains pays restent mineures à vie. Par contre d’une part nous devons rester vigilantes et vigilants (les hommes sont aussi concernés) sur les acquis et sur l’application des lois, et d’autre part nous devons continuer à faire bouger les représentations, nos représentations sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Souvent quand on évoque la prévention des comportements sexistes, on pense aux publics enfants adolescents, je pense pourtant que nous adultes, nous devons aussi nous interroger sur ce que nous renvoyons, sur ce que nous donnons à voir au quotidien sur la question de l’égalité : pourquoi ces constructions sociologiques bougent-elles si lentement ?.

Peux-tu nous dire si des hommes sont impliqués dans l’association ?

Des hommes sont aussi administrateurs du CIDFF car les avancées en matière d’égalité doivent se faire ensemble car on a tous à y gagner. Pour les 25 ans du CIDFF, Jean-Luc Roudaut et moi avons réalisé un film qui a pour titre « L’égalité de A à Z » ; nous avons demandé à 82 personnes (du Finistère) d’exprimer devant la caméra ce qu’elles avaient envie de dire sur l’égalité entre les femmes et les hommes (et on insistait sur l’envie). Je peux juste dire que toutes les personnes interviewées se sont saisies de cette demande avec beaucoup de spontanéité, d’intérêt, elles avaient envie de parler de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Interview réalisée par Frédéric Bergot - Service Démocratie Locale